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Nouveau programme de Français

Les textes :

Le projet de programme de français au collège est consultable parmi les publications du Conseil Supérieur des Programmes, d'une part à la page 10 du projet de programme du cycle 3 (pour la classe de 6e), d'autre part à la page 10 (en fait la 12e page numérotée 10 !) du projet de programme du cycle 4 (classes de 5e, 4e et 3e).

Le programme de français actuellement en vigueur, quant à lui, est consultable dans le BO d'août 2008, il présente l'avantage essentiel de suivre, sur les 4 années de collège, une progression identique à celle du programme d'Histoire (ce qui favorise grandement le travail interdisciplinaire). Ainsi les projets de programme de français présentés par le CSP le 13 avril mettraient fin à cette particularité, c'est un de ses aspects négatifs, de l'avis quasi unanime des collègues de lettres.

Avant d'entrer dans le détail de ces nouveaux programmes, nous vous signalons l'analyse particulièrement instructive d'un professeur de français également auteur depuis de nombreuses années d'un manuel de français de référence, utilisé dans un grand nombre de collèges et particulièrement apprécié des enseignants pour sa richesse pédagogique. Par ailleurs l'analyse de Pierre Jacolino (membre du GRIP, Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes) pourra enrichir ces observations pleines de justesse.

Les horaires :

Le projet prévoit 4h30 par semaine en 6e, 5e, et 4e, puis 4h en classe de 3e. Il faudra toutefois en déduire les heures d'AP et d'EPI, soit ... heures de français, sous forme de cours et de projets interdisciplinaires liés, sur les quatre années de collège.

A titre de comparaison, actuellement, chaque élève a par semaine : 5h de français en 6e, 4h en 5e et en 4e, enfin 4h30 en 3e. À ces horaires minimums s'ajoutent 2h d'AP (Aide Personnalisée) en 6e que la circulaire n° 2011-118 du 27-7-2011 assigne en priorité à du soutien en français et mathématiques pour les élèves n'ayant pas validé le palier 2 de l'ancien socle commun. Ainsi dans les faits, jusqu'à aujourd'hui, les élèves de 6e bénéficient de 5h de cours de français par semaine et en général d'1h par semaine de soutien de français en petit groupe dans le cadre de l'Accompagnement Personnalisé.

A quoi vient s'ajouter, jusqu'à l'année en cours, pour tous les niveaux, le soutien apporté dans le cadre de l'Accompagnement Éducatif, soit sous forme de soutien en français, soit sous la forme d'aide aux devoirs. Bien que cela n'ait pas été a priori présenté comme en lien avec la réforme du collège, le Ministère a décidé de supprimer l'Accompagnement Éducatif à la rentrée 2015 (sauf dans les établissements les plus difficiles classés REP et REP+)...

Comme on le voit, pour commencer, les professeurs de collège disposeront de moins d'heures de cours qu'aujourd'hui pour traiter les futurs programmes de français. On peut donc affirmer que les collégiens, et en premier chef ceux qui ont besoin de plus de temps pour apprendre, disposeront de moins de temps pour acquérir les connaissances du programme. Or sur ces programmes en eux-mêmes, il y a beaucoup à dire.

L'architecture générale du projet de programme de français :

Les projets de programmes du collège, en français comme pour les autres matières, s'articulent autour de deux cycles de 3 années. Comme le collège ne couvre qu'une durée de 4 ans, nous avons un cycle 3 à cheval entre primaire et collège, soit CM1-CM2-6e. Vient ensuite le cycle 4 qui correspond aux trois dernières années du collège: 5e-4e-3e (que clôture actuellement le DNB, Diplôme National du Brevet, censé être rénové dans la foulée des programmes du collège).

La première difficulté de cette organisation des programmes en cycle de 3 ans, c'est qu'il devient indispensable aux équipes enseignantes de se concerter avec soin sur les 3 années du cycle pour s'assurer la cohérence de l'enseignement dispensé. A l'inverse, jusqu'à aujourd'hui, il "suffisait" aux équipes de traiter le programme annuel : la cohérence de chaque programme annuel au sein du collège était en effet prise en charge dans la conception même des programmes...

A cette première particularité structurelle s'ajoute l'abandon inexpliqué de la dimension chronologique des programmes de français qui jusqu'ici se superposaient à la progression chronologique du programme d'Histoire. Ainsi les élèves de 5e étudient à ce jour en Histoire la société féodale et en français les romans de chevalerie, ce qui ouvre d'intéressantes perspectives en termes de réinvestissement comme d'interdisciplinarité (enjeu proclamé des nouveaux programmes).

Or curieusement, si la chronologie a été maintenue dans les nouveaux programmes d'histoire, le CSP (Conseil Supérieur des Programmes) a volontairement abandonné cette approche dans son projet de programme de français. Ce choix contestable génère une double difficulté:
  • du point de vue didactique : comment permettre la construction d'une culture littéraire en mettant ainsi à mal toute perspective solide d'histoire littéraire ?
  • du point de vue pédagogique : comment mettre en œuvre une progression annuelle et de cycle qui assure aux élèves un parcours cohérent des siècles de littérature  au sein d'un cycle 3 à cheval entre primaire et collège ? Comment faire en cas de changement d'établissement d'un collégien ? Comme on l'a vu, la possible modulation des horaires disciplinaires sur le cycle 4 vient aggraver ces difficultés...

En dehors de ces cas plus ou moins particuliers, on verra que le flou des projets de programme de français est loin de garantir l'égal accès de tous à une culture commune. Sous prétexte de donner de l'autonomie aux équipes, ce projet rend hasardeuse la construction d'une culture humaniste en abordant le riche matériau littéraire indépendamment de sa construction historique d'une part et des genres qui structurent cette matière littéraire

Ainsi, du fait de cette double omission,  des collégiens pourraient , au sortir de leur scolarité obligatoire, ignorer l'existence même du mouvement naturaliste (Zola par exemple), ou les caractéristiques essentielles de la tragédie classique (Corneille ou Racine), - et ceci alors même que les enseignants auraient parfaitement respecté les programmes !

Le cycle 3 (CM1-CM2-6e) en détail : le français en 6e...

  • L'architecture des cycles

Ainsi qu'il a été dit, le cycle 3 présente la particularité d'être "à cheval" sur le primaire et le collège. L'idée peut sembler séduisante pour améliorer la liaison école/collège, c'est d'ailleurs l'intention affichée dans la loi de refondation de l'école, c'est aussi le rôle assigné au fameux CEC (Conseil école/collège). Cependant des buts affichés à la réalisation concrète, il y a parfois un gouffre.

Ainsi, dans les faits, des collèges à cheval sur deux secteurs peuvent voir leur population de 6e alimentée par 7 écoles primaires! Dans ces conditions on peut douter des possibilités même d'une concertation efficace pour construire une progression pertinente des apprentissages du CM1 à la 6e...

On l'a compris, tout ceci rend d'autant plus essentiel une construction cohérente du programme de cycle 3. Qu'en est-il  s'agissant du français ?

Les concepteurs des nouveaux programmes ont fait le choix particulièrement surprenant de n'indiquer aucun repère annuel pour le programme de français de cycle 3 (contrairement au choix retenu pour l'Histoire-Géographie, notamment)... Concrètement cela signifie qu'il n'y a plus de programme spécifique de français en 6e.

Pour être plus précis, le programme de français en 6e ce sera tout ce que les élèves n'auront pas acquis du programme de cycle 3 en CM1 et CM2... Dans ces conditions, il est à craindre que les enseignants se bousculent moins pour prendre en charge des classes de 6e chargées et souvent très hétérogènes... A cœur vaillant, rien d'impossible :  passons cette première difficulté et entrons à présent dans le détail du programme de français de cycle 3.

  • La structure en 3 volets des projets de programmes

Le préambule des programmes explicite le choix d'une structure "tri-partie", en trois volets :
  1. Le volet 1 "présente synthétiquement les principaux enjeux et objectifs de formation du cycle, dans la perspective globale de la scolarité obligatoire et de l’acquisition progressive de la culture commune définie par le socle commun"
  2. Le volet 2 "rassemble les contributions des champs disciplinaires ou disciplines [c'est-à-dire des différentes matières] à l'acquisition des 5 domaines (1) de formation du socle commun, sous la forme d'un tableau ne retenant que la part essentielle de ces contributions"
  3. Le volet 3 "précise, par champ disciplinaire ou discipline, les niveaux de maîtrise attendus à la fin du cycle, les compétences et connaissances à acquérir et mobiliser,[mais aussi] des pistes de méthodes, de démarches et d'outils auxquels les enseignants peuvent recourir, des repères de progressivité pour organiser la formation des élèves durant les trois années du cycle." (il est toutefois précisé par la suite que "les projets de programmes n'entrent pas dans le détail des pratiques de classe, des démarches des enseignants [qu'ils] laissent [libres] d'apprécier comment atteindre au mieux les objectifs des programmes en fonction des situations réelles qu'ils rencontrent dans l’exercice quotidien de leur profession." )


  • Rappel : le socle et ses 5 "domaines de formation"
Dans le mesure où ces projets de programmes s'articulent explicitement avec le Socle Commun de Connaissances, de Compétences et de Culture (alias "S4C" ou plus simplement "socle" !), texte réglementaire effectivement adopté, il n'est pas inopportun de rappeler les 5 domaines de formation de ce nouveau socle, sachant que les élèves devraient valider l'ensemble des 5 domaines au sortir de leur scolarité obligatoire, sans compensation possible entre les différents domaines.

Même si chaque discipline (chaque matière) est censée participer à chacun des 5 domaines, il apparaît que le français devrait concerner plus spécifiquement le 1er et le 5e domaine, encore qu'il ne faille pas négliger sa contribution en méthodologie et au domaine civique par la formation de l'esprit critique :
  1. "Les langages pour penser et communiquer" : c'est dans ce domaine que l'on trouve, premier parmi d'autres langages, l’apprentissage de la langue française. Il est précisé dans le décret qu'à l'intérieur même de ce domaine, il n'y a pas de compensation possible entre les différents "langages". En clair un collégien ne pourrait compenser une absence de maîtrise de la langue française par la maîtrise du langage du corps ou des langages informatiques.
  2. "Les méthodes et outils pour apprendre."
  3. "La formation de la personne et du citoyen."
  4. "Les systèmes naturels et les systèmes techniques."
  5. "Les représentations du monde et l’activité humaine" : ce domaine consacré, à la compréhension des sociétés dans le temps et dans l’espace, s'intéresse à la culture en général. On peut envisager que la dimension culturelle du matériau littéraire tienne une place importante ici.

Pour approfondir cette question, vous trouverez une partie dédiée au Socle Commun de Connaissances, de Compétences et de Culture dans la partie textes officiels. Mais vous pouvez parfaitement poursuivre l'analyse des nouveaux programmes directement ci-dessous...


  • Le volet 1 des programmes : enjeux et objectifs de formation du français en cycle 3

Voyons à présent ce que le "volet 1" indique comme enjeux et objectifs de formation du cycle 3 susceptibles de concerner en premier chef l'enseignement du français en 6e :

Le projet indique que "le cycle 3 doit consolider [les acquisitions du cycle 2 en termes d'outils de lecture et d'écriture de la langue française ] afin de les mettre au service des autres apprentissages dans une utilisation large et diversifiée de la lecture et de l'écriture." Plus loin, les concepteurs soulignent que "de manière générale, la maîtrise de la langue reste un objectif central du cycle 3 qui doit assurer à tous les élèves une autonomie suffisante en lecture et écriture pour aborder le cycle 4 avec les acquis nécessaires à la poursuite de la scolarité".

Dans les intentions donc, l'étude de la langue comme système (donc de sa grammaire) semble affirmée comme une priorité. Il conviendra d'analyser la mise en œuvre effective de cette priorité des programmes de cycle 3 à travers le volet 2 du projet. On peut toutefois déjà regretter que l'étude de la langue soit ici présentée comme un simple outil au service des apprentissages scolaires, et non comme le moyen fondamental de construction d'une pensée personnelle et d'une culture commune.

La suite du projet confirme ce choix :

"les élèves deviennent de plus en plus conscients des moyens qu’ils utilisent pour s’exprimer et communiquer et sont capables de réfléchir sur le choix et l’utilisation de ceux-ci. La langue française (...) [devient] un objet d’observation, de comparaison et de réflexion. Les élèves acquièrent la capacité de raisonner sur la langue, de commencer à en construire le système et d’appliquer ces raisonnements pour l’orthographe. Ils deviennent également conscients des moyens à mettre en œuvre pour apprendre et résoudre des problèmes. Les stratégies utilisées pour comprendre leur sont enseignées explicitement et ils développent des capacités métacognitives qui leur permettent de choisir les méthodes de travail les plus appropriées."

La langue française apparaît donc clairement comme un simple outil, et non plus comme le principe ordonnateur de la pensée, la langue n'est plus ce qui permet de nommer le monde et par conséquent ce qui permet au monde de s'ordonner et tout simplement d'exister.

La nuance est loin d'être mineure, et c'est ce qui explique de la langue française, notre premier bien commun, constitutif à la fois de la pensée humaine, de la pensée libre du citoyen, mais de la République elle-même et de son école ; que cette langue ne soit plus qu'un langage parmi ceux du premier domaine du socle, le premier de ces langages, certes, mais rien de plus. Ainsi qu'on le verra, cette réduction de la définition "philosophique" de la langue n'est pas sans conséquence sur l'ambition donnée à son apprentissage et pour finir sur son apprentissage même.

La dimension littéraire de l'enseignement du français semble nettement négligée dans le volet 1, tout se passe ici comme si le français en 6e se réduisait à un outil de communication. Ce glissement est perceptible dans le passage suivant, où les arts ne semblent concerner que les arts plastiques et l'éducation musicale :

" Dans le domaine des arts, qui regroupe les arts plastiques et l’éducation au visuel ainsi que l’éducation musicale, le cycle 3 marque le passage d’activités servant principalement des objectifs d’expression, à l’investigation progressive par l’élève, à travers une pratique réelle, des moyens, des techniques et des démarches de la création artistique. Les élèves apprennent à maîtriser les codes des langages artistiques étudiés et développent ainsi une capacité accrue d’attention et de sensibilité aux productions. Ils rencontrent les acteurs de la création, en découvrent les lieux et participent ainsi pleinement à l’élaboration du PEAC [Parcours Educatif d'Arts et de Culture, dont les contours sont encore peu définis]."

On le voit, dans l'esprit des concepteurs des nouveaux programmes, la littérature n'est plus un art. La littérature semble plutôt devoir y devenir un prolongement de l'EMC, l’Éducation Morale et Civique, nouvel enseignement voulu par Vincent Peillon, et remis au goût du jour suite aux événements tragiques de début janvier. Nous allons le voir en nous intéressant au volet 2.


  • Le volet 2 des programmes : contribution du français au socle commun pour le cycle 3

Ce qui frappe en lisant ces nouveaux programmes de français de cycle 3, c'est que le français comme discipline enseignée en tant que telle en classe de 6e semble purement et simplement disparaître ! Le français (comme toutes les matières dans ce cycle inter-degré) se retrouve noyé dans le socle commun, chaque domaine du socle engloutissant le français dans un ensemble à la fois peu structuré (et ce malgré la jolie présentation sous forme de tableaux) et encore moins hiérarchisé.

Voici ce qui semble concerner le français et que l'on retrouve pêle-mêle dans les programmes du cycle 3 et dont on pourrait envisager l'enseignement par le professeur de français en classe de 6e:

Domaine 1: des langages pour penser et communiquer

- Comprendre, s'exprimer en utilisant la langue française à l'oral et à l'écrit :

"le français a pour objectif principal en cycle 3 la maîtrise de la langue française dans les trois champs d'activités langagières : le langage oral, la lecture et l'écriture."

Jusque là rien de très original, si ce n'est qu'aucun programme de littérature n'est identifiable en 6e. rappelons qu'actuellement en 6e les élèves étudient : les contes, les textes fondateurs de l'Antiquité et de l'héritage judéo-chrétien (la Bible), les fables, enfin sous forme d’initiation la poésie et le théâtre comique. Plus rien de tout cela à partir de 2016 si ces nouveaux programmes venaient à être appliqués...

"[Le français] y contribue également par l'étude de la langue qui permet aux élèves de réfléchir sur son fonctionnement, en particulier pour en comprendre les régularités et assurer les principaux accords orthographiques."

Ainsi l'étude de la langue cesse d'être l'étude d'un système ordonné et hiérarchisé (ce qu'on appelait la grammaire), mais semble devenir une simple observation (réfléxive) des "régularités" de la langue dans une perspective louable d'orthographe grammaticale (les principaux accords). Ce qui a disparu ici c'est tout simplement la syntaxe, c'est à dire la construction syntaxique des phrases, d'un texte... Dans ces conditions on peut s'étonner d'une telle baisse d'exigence d'une part et s'inquiéter d'autre part de la possibilité même de faire acquérir aux élèves de 6e les compétences d'orthographe grammaticale dès lors que la syntaxe serait laissé de côté : comment accorder un verbe avec son sujet si l'on ignore ce qu'est un  verbe, ce qu'est une fonction grammaticale et la fonction sujet ?

Pour l'enseignant qui se réfère à ces nouveaux programmes, le mystère restera complet.

- Comprendre, s'exprimer en utilisant une langue étrangère ou régionale :

Curieusement le français est ici sollicité :

"En français, nous disent les programmes, en étude de la langue on s'attachera à comparer le système linguistique du français avec celui de la langue vivante étudiée en classe."

Ainsi, la langue française comme système n'était plus étudiée en tant que telle. Voilà désormais qu'elle doit servir d'outil de comparaison avec la langue vivante étudiée ! N'est-ce pas incohérent ? Et surtout les professeurs de français ont-il été formés pour comparer leur langue avec l'anglais ou toute autre LV ? Il semble que non mais il semble aussi que cela n'inquiète guère le Ministère.

Toujours au titre de l'enseignement de la langue vivante, les programmes pour l’enseignement encouragent les enseignants de français à privilégier, "en littérature, la lecture d'albums ou de courts récits en édition bilingue"! Là encore quid des compétences des enseignants de français ? Et quelle baisse d'exigence en littérature française puisque les seules œuvres identifiables du programme se trouvent dans la section dédiée à la langue étrangère d'une part et qu'il ne s'agira plus désormais que  "d'albums ou de courts récits"!

- Comprendre, s'exprimer en utilisant langages mathématiques scientifiques et informatiques :

Nous passons rapidement. Le français est censé être mis à contribution sans qu'il soit trop précisé comment ni avec quelle finalité...

- Comprendre, s'exprimer en utilisant langages des arts et du corps :

"Le français tout comme la langue vivante étudiée" doit, selon les nouveaux programmes "[donner] toute sa place à l'écriture créative et à la pratique théâtrale.".

Là encore le français est mis sur le même plan que la LV étrangère d'une part. On peine à comprendre ce que serait une "écriture non créative", qui apparaît ici de façon artificielle totalement indépendante d'un programme de lecture dont on a vu l'inexistence. Il en va de même des pratiques théâtrales quii apparaissent déconnectées de toute étude du genre dramatique (ou initiation). de l'improvisation telle que défendue par le Premier Ministre, en somme ?